Voici la vidéo de la rencontre citoyenne d'éducation populaire du 27 novembre 2015 à Romainville, que le groupe local EELV m'a chargé de préparer et d'animer, afin d'informer le public sur les enjeux du sommet mondial sur le climat (COP21) dont les travaux allaient commencer deux jours plus tard.

Le temps que ce film soit monté, la COP21 s'est achevée et un premier bilan peut en être tiré. J'invite mes lecteurs à découvrir l'analyse très intéressante proposée sur le blog du Monde Diplomatique, Le pari ambigu de la coopération climatique. Je partage l'argumentation qui y est développée.

Mais je tiens aussi à souligner - a posteriori - que le débat du 27 novembre dernier garde toute sa pertinence, et la vidéo mise en ligne est encore d'une grande actualité. En effet, les interventions d'Agnès Sinaï (chercheuse et journaliste), de Bruno Rebelle (Ancien responsable de Greenpeace), de Christophe Ventura (journaliste au Monde Diplomatique) et de Pablo Servigne (chercheur et auteur), la discussion entre eux et avec le public, sont d'une étonnante clairvoyance. La qualité de leurs échanges résulte sans doute des quatre mois de préparation que j'ai eu le plaisir d'animer avec eux depuis la fin de l'été 2015, permettant de trouver de belles complémentarités dans leurs prises de parole, mais aussi d'importantes nuances et de fertiles contradictions !

Je remercie ici les ami-e-s du groupe local EELV de Romainville qui se sont mobilisé-e-s pour la réussite de cette grande soirée citoyenne, réunissant plus de 80 personnes (bien au delà de nos espérances...), ainsi que celles et ceux qui ont filmé et monté la vidéo (leurs noms apparaissent dans le générique).

Le film est en trois parties.

La première partie expose d'une façon particulièrement sobre, claire, et assez glaçante (!) l'étendue du problème : les causes humaines du réchauffement climatique et la gravité de la situation actuelle. Mais les quatre intervenants élargissent la réflexion sur d'autres aspects de la crise écologique que les négociateurs internationaux ont tendance à négliger : le modèle de développement économique, les conséquences du dépassement du pic pétrolier (et l'épuisement des autres ressources), l'effondrement de la biodiversité, la situation catastrophique des océans...

La deuxième partie est consacrée au débat entre les intervenants sur les enjeux de la COP21, sur les perspectives que ce sommet mondial peut ouvrir... ou refermer, sur l'après-COP21. J'attire l'attention sur l'importance de cette partie, puisqu'elle permet de distinguer les différentes options politiques - complémentaires ou contradictoires - offertes aux citoyens cherchant à s'impliquer concrètement dans les événements.

La troisième partie est dédiée au débat avec le public, permettant d'approfondir certaines questions importantes, notamment quels leviers utiliser pour peser sur les événements, quelles actions citoyennes mettre en œuvre ?

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