« N’en parler jamais, y penser toujours ». Cette formule prêtée à Nicolas Sarkozy dans son ambition présidentielle depuis au moins cinq ans pourrait être appliquée à la question européenne.

 

 

 

On savait bien que l’enjeu de la construction européenne était au cœur de la campagne présidentielle française, même si les principaux candidats se sont globalement entendus pour déconnecter cette élection du référendum du 29 mai 2005.

 

 

 

Depuis le 6 mai, le nouveau Président de la République multiplie les déclarations pour expliquer que son élection a en quelque sorte « rectifié » la position de la France et validé la reprise du processus de ratification du TCE qui – en réalité – ne s’est jamais interrompu, au plus grand mépris du vote des Français et des Hollandais. Dès son élection, on se souvient que Nicolas Sarkozy s’est d’ailleurs envolé vers Berlin pour afficher cette volonté avec Angela Merkel, en proposant un « Mini Traité » reprenant les principales dispositions du TCE rejetées par le peuple et adopté, bien entendu, par voie parlementaire.

 

 

 

Certains démocrates se demandaient pourquoi l’UMP tenait tant à avoir une majorité quasi hégémonique sur l’Assemblée Nationale… la réponse est là : certes, cela permettait à la droite de faire passer en force sa politique réactionnaire en piétinant une opposition exsangue, mais surtout, cela garantissait la stratégie européenne de Sarkozy.

 

 

 

Seulement voilà : le 17 juin, les Français on une nouvelle fois voté, et ont décidé d’envoyer plus de 200 députés de gauche à l’Assemblée Nationale. Et cela change tout pour le « mini traité »,  car pour que le mini-traité soit adoptable par voie parlementaire, il faut une modification de la Constitution et un vote ratifié par une majorité des 3/5ème du Parlement.

 

 

 

Je vous invite à aller lire l’interview de Jean-Luc Mélenchon, Les électeurs se sont invités dans le débat sur le mini-traité européen de Sarkozy , qui explique en détail cette situation et démontre la responsabilité immense de la Gauche.

 

 

 

A Montreuil, où le « Non » l’a emporté avec plus de 60% des voix, et où les tenants du « Oui » à gauche respectent la souveraineté populaire, cela offre une belle perspective politique pour la gauche, lui permettant de ce réunir une nouvelle fois contre les ambitions ultra libérales et antidémocratiques de Nicolas Sarkozy.

 
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