La remise en cause des régimes spéciaux de retraite est une vieille obsession de la droite. Elle a été tentée en 1995 par Alain Juppé qui a du faire machine arrière face à l’extraordinaire mobilisation sociale qui conduira à sa chute, puis à la victoire de la Gauche deux ans plus tard.

 

En 2003, François Fillon, n’a pas osé revenir à la charge… Mais désormais, confortée par sa victoire en mai et juin 2007, c’est sans complexe que la droite s’en prend à cet acquis des salariés. L’offensive contre les retraites lancée par Fillon n’a pas pour cible les seules catégories de travailleurs qui ont conquis et préservé de hautes luttes ces régimes spéciaux. Comme d’habitude, ce sont aux catégories ouvrières que la droite s’en prend violemment, au nom de la prétendue « harmonisation » alors que rien n’est dit sur les catégories telles que les artisans, agriculteurs, professions libérales et des chefs d’entreprise qui, elles, bénéficient de régimes spéciaux et d’avantages de cotisation sur les retraites !

 

C’est confortée par sa victoire que la droite s’attaque une fois de plus aux salariés… mais aussi par la capitulation à la tête du Parti Socialiste qui, au nom du vieux refrain « il faut dire la vérité au Français » et singulièrement par la voix des « rénovateurs » acclame la décision du gouvernement.

 

Face à ce raz de marée de réformes réactionnaires, il faut aider le mouvement social à s’organiser et faire taire les « nouveaux démocrates » du PS qui collaborent désormais sans complexe avec la politique du gouvernement.

 

Demain matin paraîtra dans Montreuil Dépêche Hebdo cette tribune du groupe socialiste au sujet de la mobilisation qui se construit contre les « Franchises Médicales ».

 

Le 29 septembre, une grande journée de mobilisation est prévue sur ce thème. Il est impératif que cette journée soit un succès.

 

 

Dans leur dernière tribune de juillet (MDH n°444), les élus socialistes de Montreuil démontraient les dangers et l’absurdité de la « franchise médicale » mise en place par le gouvernement Sarkozy, menaçant gravement la santé de nos concitoyens.

 

Pendant l’été, une mobilisation unitaire regroupant des syndicats, des associations et des partis de gauche s'est constituée pour que la riposte puisse s'organiser dès la rentrée. Voici quelques extraits de l’appel lancé à la population :   

 

« Professionnels du soin, syndicats, partis politiques, acteurs du monde associatif ou médico-social, mutualistes, représentants des usagers et /ou usagers du système de santé, nous nous mobilisons contre les franchises, pour l’accès aux soins de qualité et à la santé pour tous.

 

Nous refusons les franchises sur les soins, que veut mettre en place le nouveau gouvernement :

 

- Appliquer une franchise, c’est ne rien rembourser au patient en dessous d’un seuil annuel de dépenses (…)

- c’est pénaliser les patients aux revenus les moins élevés (…) ;

- c’est rendre impossible, en médecine générale, la pratique du tiers payant, alors que celui-ci est nécessaire pour l’accès aux soins des patients aux revenus les plus modestes ;

- c’est dissuader les patients de se faire soigner pour des maladies apparemment peu sévères mais qui, faute de soins, risquent de s’aggraver ; c’est les inciter à reporter à plus tard les actes de prévention ; c’est l’inverse d’une politique cohérente de santé publique ;

- c’est économiquement inefficace : les forfaits, mis en place ces dernières années, n’ont pas empêché l’accroissement des dépenses de soins car celles-ci sont concentrées sur un petit nombre de personnes à pathologies graves.

 

La franchise est sensée « responsabiliser » les patients, (…) Or, pour être responsable, il faudrait pouvoir s’orienter en connaissance de cause, bénéficier d’un système d’information claire sur l’organisation réelle du système de santé, sur les tarifs pratiqués, sur les pathologies et l’éducation à la santé. C’est loin d’être le cas en France. La responsabilisation est donc un prétexte, les malades n’étant pas responsables de leurs maladies. La franchise est avant tout un système de pénalisation financière et de culpabilisation (…). Ce projet s'inscrit dans une « culture » des uns contre les autres, génératrice de haines sociales (…).

 

L’instauration de franchises, la généralisation des dépassements d'honoraires par la création d'un secteur optionnel, aboutirait à l’abandon progressif d’un système d’Assurance maladie solidaire, dans lequel chacun cotise selon son revenu et est soigné selon son état de santé ; ce serait la mise en place d’un système assurantiel privé favorable à la croissance des inégalités sociales de santé.

 

S’opposer aux franchises est le premier pas pour construire un système de santé plus juste. (…) »

 

Une grande journée de mobilisation est prévue le 29 septembre contre les « franchises médicales ». Les élus socialistes montreuillois y apporteront leur soutien.

 

CONTRE LES FRANCHISES MÉDICALES, MOBILISONS NOUS LE 29 SEPTEMBRE !

 

 

Retour à l'accueil