Congr-s-Versailles.jpgLa lecture du vote du congrès du parlement à Versailles confirme intégralement la démonstration faite par le Comité National pour un Référendum, selon laquelle la gauche avait les moyens d’imposer la voie référendaire contre le coup de force voulu par Sarkozy.

 

L’addition des voix de droite, du centre et des non inscrits qui ont voté OUI à la proposition de modification Constitutionnelle est de 523 voix, c'est-à-dire 22 voix de moins que la majorité requise des 3/5ème du Congrès qui est de 545 voix (si tout le monde avait voté).

 

Le potentiel de la gauche aurait été de 355 voix, si tous les députés et sénateurs de gauche avait tenu l’engagement pris devant les français pendant la campagne présidentielle pour un nouveau référendum. Le nombre nécessaire de voix pour l’imposer était de 363 voix. Il aurait donc manqué 8 voix, mais tout le monde savait que 14 parlementaires de droite voteraient Non… il y aurait eu 369 voix « contre » soit 6 voix de plus que le total requis théoriquement, et encore : avec les abstentions et des refus de vote à droite et au centre qui sont apparues hier à Versailles (15 voix), le nombre nécessaire de voix pour contrer Sarkozy serait descendu à 357 voix.

 

Ce sont donc les abstentionnistes suivant la « consigne » de François Hollande et Jean-Marc Ayrault, et surtout les 40 parlementaires de la gauche qui ont voté Oui à la réforme qui ont privé le peuple français d’un référendum : 17 députés PS et PRG, 15 sénateurs PS et Verts, 8 sénateurs PRG et divers gauche ont voté avec la droite pour aider Sarkozy à réaliser son coup de force constitutionnel.

 

L’analyse détaillée de la journée de la honte : http://www.pourlarepubliquesociale.org

 

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