J’ai été alerté aujourd’hui par des syndicalistes du Centre Bus des Lilas, qui m’informent que suite au mouvement de grève de novembre 2007 pour la défense de leur régime de retraite, le Directeur  du Centre Bus a décidé de convoquer  en  entretien disciplinaire  33 machinistes choisis parmi les 75% de machinistes grévistes du dépôt. L’objectif non dissimulé de cette convocation est de leur infliger des sanctions disciplinaires pour « entrave à la liberté de travail ».

Cette procédure fait suite à l'opposition des machinistes à l'application du  service minimum que leur Directeur voulait mettre en place pendant ce conflit, anticipant la date de mise en application des textes officiels votés par la droite et entrés en application depuis le 1er janvier 2008.

Les entretiens disciplinaires auront lieu durant le mois de février et les sanctions seront connues à la fin du mois. Les organisations syndicales ont déposé une alarme sociale qui sera très certainement suivie par un préavis de grève pour le 22 février 2008.

Il faut noter que les 33 machinistes convoqués sont essentiellement  des délégués syndicaux, des délégués du personnel et des délégués de ligne. Il faut également préciser que le Directeur du Centre est un élu UMP d'Aubergenville (Yvelines) très impliqué dans la politique locale.

Cette chasse aux sorcières inadmissible est très révélatrice de la politique d’affrontement social qu’ont choisi de mettre en œuvre Nicolas Sarkozy et son gouvernement.

Secrétaire fédéral aux entreprises au sein de la fédération PS-93, j’ai proposé un communiqué de soutien qui sera diffusé dans les prochains jours...

 

 

 

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