Demain, jeudi, le mouvement social sera une nouvelle fois dans la rue. Pour la défense de l'éducation nationale et de la fonction publique en général. On annonce une mobilisation massive.

Pour ma part, je vais tâcher de me diviser en trois pour faire tout ce que j'ai prévu :

- un bout de chemin avec mes collègues enseignants et les élèves, sous les banderoles syndicales contre les réformes Darcos,
- un autre avec les manifestants montreuillois, notamment les employés communaux, puisqu'ils seront aussi en grève,
- enfin une distribution de tracts de PRS en défense de la laïcité, dans le cadre de la campagne nationale lancée la semaine dernière...

Un belle journée, donc, sans doute sous la pluie du printemps. Mais le problème reste toujours le même : quel débouché politique à tout cela ? La disponibilité militante ne fait pas de doute, mais quelles perspectives proposent les organisations politiques de la gauche ?

Ci-dessous, le communiqué du BN du PS. Il n'est pas mal, mais c'est plutôt aux grandes manoeuvres pré-présidentielles que beaucoup préfèrent se consacrer... à quelques mois d'un congrès qui risque une nouvelle fois l'impasse sur l'orientation.


Communiqué du bureau national du PS

 

 
Le Parti Socialiste s'associe pleinement et apporte son soutien au mouvement de grève dans l'Éducation nationale du 15 mai prochain.

Depuis de trop nombreuses années l'école publique est violemment attaquée par la droite : progressivement spoliée de ses moyens, elle est aujourd'hui la première victime de la réduction massive des emplois dans la fonction publique et ceci ne fera que s'aggraver dans les années à venir portant ainsi en 2012 la diminution du nombre d'enseignants à plus de 100 000.

A cela s'ajoute l'empilement de réformes successives jamais complètement appliquées, jamais évaluées ; la perpétuelle réforme des programmes en est un exemple.

Tout ceci créé un malaise profond de toute la communauté éducative : les personnels de l'éducation, les élèves et leurs familles. La référence au service minimum, brandie par la droite est une tromperie. Les communes ne sauraient exercer dans le domaine éducatif des compétences qui ne sont pas les leurs.

L'exaspération et la crispation ont atteint aujourd'hui leur paroxysme d'autant que le gouvernement reste sourd aux mécontentements et pratique une politique autoritariste qui exclut toutes formes de négociation.

Le 15 mai prochain, toutes les forces de progrès doivent s'unir pour mettre un coup d'arrêt à la déstabilisation de l'école publique, celle qui doit permettre à tous les enfants de  grandir ensemble et de réussir demain leur vie d'adulte.


Retour à l'accueil