Compte rendu officiel de la rencontre PCF-93 / PG-93

Du 24 décembre 2008 à Pantin

 

 

Photo prise à l'issue de la rencontre PCF-PG à Pantin le 24 décembre 2008 : avec (de gauche à droite ) Nicolas Voisin (PG), Daniel Bernard (PG), Martine Louaire (PCF), Hervé Bramy (PCF), Hayat Dhalfa (PG), Yann Le Pollotec (PCF).

 

 

Mercredi 24 décembre, en Seine-Saint-Denis, les délégations départementales du Parti Communiste Français et du Parti de Gauche se sont retrouvées pour une rencontre officielle à Pantin. La délégation du PCF-93 était constituée de Hervé Bramy, Yann le Pollotec et Martine Louaire, celle du Parti de Gauche de Daniel Bernard, Hayat Dhalfa et Nicolas Voisin.

 

L’échange a débuté par une présentation rapide pour les deux organisations des orientations politiques, des options stratégiques et des nouvelles équipes de directions qui se mettent en place, d’une part dans le cadre du congrès du Parti Communiste qui s’est tenu à la mi-décembre, et d’autre part dans la perspective du congrès de fondation du Parti de Gauche qui aura lieu au début du mois de février 2009.

 

La discussion a permis d’aborder le contexte actuel de la crise financière, économique, sociale, politique et internationale, dont les conséquences ne manquent pas de frapper durement la population du département de la Seine-Saint-Denis, aggravant des inégalités provoquées par l’accélération des « réformes » ultralibérales du gouvernement. Dans ce contexte, le PCF-93 et le PG-93 soutiennent de toutes leurs forces les mobilisations sociales qui se développent dans de nombreux secteurs et qui convergent vers la grande journée interprofessionnelle de grève et de manifestations du 29 janvier 2009.

 

Enfin, la discussion a porté sur les perspectives politiques ouvertes par la décision des directions nationales du PCF et du PG de s’engager dans la construction d’un front progressiste européen de gauche lors des prochaines élections européennes. Pour les deux délégations, l’enjeu de ces élections est décisif.

 

Décisif d’un point de vue européen et démocratique d’abord, avec l’exigence du respect de la souveraineté populaire qui s’est clairement exprimée en 2005 en France et en Hollande pour le Non au Traité Constitutionnel Européen, et dont le Traité de Lisbonne – imposé aujourd’hui par la force, malgré le vote des Irlandais – est la copie conforme. Une autre méthode de construction démocratique de l’Europe est indispensable. Décisif sur le plan social et économique, considérant que 80% des législations nationales actuelles découlent directement des directives européennes, et qu’aucune politique véritablement sociale et écologique ne peut être mise en place sans changer en profondeur les orientations actuelles impulsée par une commission européenne aveuglée par les conceptions ultralibérales. Décisif, enfin, pour ce qui concerne les débats au sein de la gauche, puisqu’elle permettra la confrontation démocratique entre l’orientation sociale-démocrate acceptant le modèle libéral de construction européenne contenu dans le Traité de Lisbonne et une orientation portée aujourd’hui en France par ce front de gauche, fondée sur une rupture avec ce modèle libéral et proposant une autre voie pour une construction démocratique, solidaire, sociale et écologique de l’Europe.

 

Les deux délégations ont donc convenu de la nécessité de mettre en œuvre au niveau départemental ce front de gauche pour les européennes, offrant un débouché politique aux mobilisations sociales et attentes populaires actuelles, dans une stratégie globale au niveau européen, mobilisant dans plusieurs pays de nombreuses forces politiques et sociales de gauche.

 

Elles soulignent que ce front de gauche pour les élections européennes est proposé sur des bases politiques claires, sans faux semblant et sans arrière-pensée, respectant pleinement les identités politiques des organisations qui le constituent, en trouvant au contraire dans cette diversité les moyens d’une large mobilisation de l’électorat. Le PCF-93 a tenu à préciser qu’actuellement la France compte deux députés européens communistes membres du groupe GUE-GNL dont Francis Wurtz est l’actuel président. Il se fixe donc pour objectif de conquérir au moins autant de sièges, conformément à la résolution de son Conseil national du mois d’octobre 2008.

 

Les délégations du PCF-93 et du PG-93 rappellent que ce front est en construction à l’échelle nationale, avec des organisations ayant d’ores et déjà choisi de s’y engager (le PCF, le PG), des personnalités d’envergure européenne du mouvement social, et d’autres encore demandant légitimement un délai de réflexion (les Alternatifs et le NPA notamment). Dans les semaines qui viennent, les discussions sans exclusive seront donc menées avec l’ensemble des forces disponibles. La dimension européenne de la campagne électorale avec d’autres forces et parti politiques membres notamment du PGE est également à l’ordre du jour sur la base de la plate-forme élaborée en son sein.

 

En conclusion de cette rencontre, les représentants du PCF-93 et du PG-93 encouragent au niveau local les rencontres entre les sections du PCF et les comités du PG. Au niveau départemental, ils conviennent de la mise en place dans les prochaines semaines d’un calendrier d’initiatives communes, dont le but immédiat sera de sensibiliser le plus large public aux enjeux des élections européennes de juin 2009.

 

 

Compte rendu établi à Pantin, le 24 décembre 2008

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