Communiqué de presse


des élus municipaux, maires-adjoints et conseillers du Parti de Gauche en Seine-Saint-Denis

 



 

Suppression de la taxe professionnelle

une nouvelle fois, Sarkozy profite de la crise pour accroître les inégalités


La taxe professionnelle représente parfois plus de 50% des recettes fiscales de nos communes. Sa suppression revient donc à les mettre en faillite pour les obliger à transférer sur les ménages au travers de  l'impôt foncier, de la taxe d'habitation – voire de nouvelles taxes – le manque de recettes ainsi généré. C'est une façon déguisée d'accroître les inégalités. Nous, élus municipaux du Parti de Gauche en Seine-Saint-Denis, appelons la population du département à se mobiliser pour combattre ce méfait et organiser la riposte.


Elus signataires : Bagnolet : Daniel BERNARD, Manfred GOUETT, Brahim BENRAMDAM, Marie-Claude DEBAIN, -   La  Courneuve : Laurent THIBAULT - Montreuil : Juliette PRADOS - Neuilly sur Marne : Gérard HOURI -

Saint- Ouen : Hayat DHALFA - Tremblay en France : Alain DURANDEAU, Virginie DE CARVALHO, Philippe FLEUTOT, Catherine MOROT

 




L'émission de Nicolas Sarkozy « face à la crise » de la semaine dernière a été une occasion de plus de montrer qu'il était avant tout là pour défendre les intérêts du capitalisme. En effet, il a une nouvelle fois choisi d'aider les plus riches en abandonnant la majorité des français à leur sort, au chômage qui ne cesse d'augmenter et à la pauvreté qui s'aggrave.

 

La seule proposition concrète de ce show télévisé a été l'annonce de la suppression de la Taxe Professionnelle.


Considérant la situation actuelle de l'impôt sur le revenu de moins en moins progressif du fait du bouclier fiscal protégeant les plus riches et des nombreuses exonérations pour les entreprises, considérant le caractère inique de la TVA frappant à égalité le smicard et le millionnaire, considérant l'inégalité des citoyens de la République face aux taxes locales différentes d'un territoire à l'autre, pour nous, élus municipaux du Parti de Gauche en Seine-Saint-Denis, c'est l'ensemble du système qui mériterait une réforme en profondeur, une véritable révolution fiscale.

Pour autant, nous condamnons avec la plus grande fermeté l'annonce de Sarkozy qui se résume à offrir un nouveau cadeau de plusieurs milliards d'euros aux entreprises, préparant l'étranglement des collectivités locales qui sont plus que jamais les seules à générer de l'emploi et à maintenir un service public de proximité dans nos villes.

Ainsi, dans notre département, ces conséquences seront lourdes, et ceci d'autant plus que cette taxe représente parfois 50% des recettes fiscales de la commune. Cela revient donc à mettre en faillite nos communes sauf à transférer sur les ménages au travers de  l'impôt foncier, de la taxe d'habitation – voire de nouvelles taxes – le manque de recettes ainsi généré. La droite dans le passé a toujours montré que quand elle transférait des charges sur les communes, les moyens financiers ne suivaient pas dans les mêmes proportions.

 

Cela doit cesser. Il faut rompre avec ces pratiques qui visent à donner toujours plus au patronat et aux grands groupes privés sans contrôle et contrepartie. La raison est évidente : sauvegarder les dividendes au détriment des salaires alors que ces derniers augmentent beaucoup moins vite.

 

Nous, élus municipaux du Parti de Gauche en Seine-Saint-Denis, appelons la population du département à se mobiliser pour organiser la riposte. Les revendications sociales qui se sont exprimées dans l'unité syndicale le 29 janvier 2009 ne peuvent être ainsi piétinées.

Nous appelons tous les conseils municipaux de gauche à adopter, partout dans le département, une délibération dénonçant fermement cette décision inique d'un Président de la République aveuglé par sa pratique d'un pouvoir personnel, et à envisager des initiatives communes.

 

Pour nous, il est évident qu'un débouché politique doit être trouvé pour imposer une rupture nette avec cette politique libérale au service d'un capitalisme en crise. Le succès d'un front de gauche aux prochaines élections européennes peut ouvrir une autre perspective. Dans notre département qui a dit Non à plus de 60% en 2005 au Traité Constitutionnel Européen, nous appelons dès ces élections européennes à la mobilisation des citoyens contre la politique de Sarkozy, pour le respect de la souveraineté populaire en s'opposant au Traité de Lisbonne, et pour proposer une alternative à cette Europe de « la concurrence libre et non faussée » qui tourne le dos au service public et condamne des millions d'européens au chômage et à la pauvreté.


Non au bouclier fiscal, oui au bouclier social !

Le 10 février 2009

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