Le Parisien du 2 octobre 2014

Une fois de plus, le positionnement politique du maire de Montreuil a fait la Une du Parisien ce matin. On y découvre en effet que "quitte à renier une promesse de campagne, réitérée en conseil municipal, le maire PC de Montreuil, Patrice Bessac, a décidé de ne pas démissionner de son poste de conseiller régional".

 

C'est une triste nouvelle pour la démocratie.

 

La justification de cette décision est sidérante : d'après le Parisien, ce serait "le mauvais comportement de Nicolas Voisin, son successeur sur la liste électorale" qui serait à l'origine de ce renoncement, l'article soulignant pourtant "l'insistance humoristique" avec laquelle des "cartes postales [...] lui rappelant ses engagements" lui ont été envoyées depuis le mois de juin, sous la forme de quelques affichettes collées sur les murs de Montreuil et de trois vidéos diffusées sur internet, se bornant à reprendre d'une façon décalée les promesses et les déclarations du maire nouvellement élu, prononcées par lui-même devant les caméras de télévision.

 

Renoncer à une promesse faite devant les électeurs d'une ville de plus de 100.000 habitants au motif d'une ridicule querelle personnelle... la ficelle est énorme !

 

La suite de l'article révèle en outre une agressivité surprenante de la part de Monsieur Patrice Bessac, qui semble perdre tout sang-froid à l'égard de son contradicteur, le qualifiant avec mépris comme un "homme qui ne milite plus depuis cinq ans", et l'accusant de "courir avec insistance" après l'indemnité de conseiller régional, dont on apprend d'ailleurs qu'elle serait reversée - selon l'affirmation de l'élu - au Parti Communiste Français depuis le mois d'avril.

 

Personnellement mis en cause, je refuse néanmoins de me laisser entraîner dans cette polémique ahurissante. J'appelle solennellement Monsieur Patrice Bessac à retrouver le sens de la mesure dans ses déclarations publiques et à répondre sur le fond aux questions démocratiques que je lui pose.

 

Les diverses initiatives que j'ai du engager depuis le mois de juin - avec l'impertinence que permettent les moyens modernes de communication - sont celles d'un citoyen libre et vigilant. Je suis - certes - éloigné des combinaisons des appareils politiques et des logiques partisanes depuis quelques années, mais je suis engagé depuis toujours dans l'action associative, et actif - en tant que salarié - dans le combat syndical.

 

A Monsieur Patrice Bessac, au côté duquel je figurais avec autant de légitimité que lui sur la liste élue en 2010 au conseil régional, je demande le respect qui s'impose dans les débats de la gauche, fussent-ils contradictoires, fussent-ils dérangeants. Mon attachement aux valeurs de la République, mon engagement pour la Gauche, ainsi que mon expérience militante, m'ont amené ces dernières semaines à me déclarer volontaire pour prendre en charge ce mandat régional jusqu'à son terme en décembre 2015. Il y a tant à faire pour inverser le cours des choses.

 

Je reste prêt  pour les combats citoyens, quels que soient les outils disponibles.

 

La volte-face de Monsieur Patrice Bessac répond à une logique politique et institutionnelle qu'il refuse d'assumer, mais qui est en parfaite cohérence avec le fonctionnement d'une Cinquième République à la dérive. Je ne devrais pas être le seul à dénoncer cette triste réalité. Les événements à Montreuil démontrent la nécessité de changer les règles de la vie politique.

 

La Sixième République ! Vite !

 

Logo m6rep

Retour à l'accueil