Voici la lettre adressée la semaine dernière à mes collègues enseignants et personnels administratifs du Lycée des Métiers de l'Horticulture et du Paysage de Montreuil où j'enseigne. Elle a pour ambition d'ouvrir une réflexion sur la dénomination de ce lycée. L'accueil réservé à cette initiative me semble plutôt bon et en quelques jours, de nombreux retours très positifs m'ont été formulés... mais j'ignore si la proposition ira jusqu'au bout. La suite des événements sera décrite dans ce blog.

Darwin
Chers collègues, chers amis,

 

L’objet de la (longue !) lettre qui suit va peut-être vous paraître un peu incongru, dans la période – disons – délicate que connait notre établissement.

 

Je sais bien que la difficile mutation de notre lycée nous préoccupe tous beaucoup, et que nous sommes tous très concernés par les changements institutionnels de notre établissement, par le sentiment fondé d’une détérioration des conditions d’exercice de notre profession, par l’évolution préoccupante des publics dans nos classes… et tout cela n’est pas sans conséquence sur l’ambiance de travail et sur les relations humaines. Dans cette morosité latente et dans cette grisaille, chacun essaie d’agir avec les moyens disponibles, professionnellement et syndicalement. Cela prend du temps. Cela encombre l’esprit. C’est compliqué. Et c’est souvent assez déprimant…

 

L’objet de ma lettre va donc sans doute paraître bien futile… et pourtant, il y a là peut-être une idée qui pourrait introduire une bulle d’air frais dans notre vie professionnelle, en replaçant un peu d’imagination au centre de nos discussions, et qui pourrait apparaître comme le signal d’un nouveau départ dans la vie de notre lycée.

 

Un nouveau départ ?... Pas moins !

 

Voilà l’idée : je propose de donner à notre lycée le nom de Charles Darwin.

Cela donnerait : Lycée Charles Darwin, lycée des Métiers de l’Horticulture et du Paysage de Montreuil.

 

Il faut argumenter... Voici. 


Je crois qu’il faut donner un nom à notre lycée, car aujourd’hui l’absence de nom contribue de toute évidence au déficit d’image et de notoriété dont il souffre.

 

Un bref coup d’œil sur internet permet de constater que la quasi-totalité des établissements scolaires (écoles, collèges, lycées) porte un nom et développe (pour le meilleur et parfois pour le pire) une image autour de ce nom. La plupart du temps, il s’agit de personnalités historiques, avec les « pères fondateurs » de l’école (Ferry, Bert, Condorcet, Zay, Buisson…) ; des politiques (Jaurès, de Gaulle, Blum, Louise Michel…) ; des écrivains, philosophes et artistes (Voltaire, Hugo, Picasso…) ; des scientifiques (Buffon, Curie, Lavoisier…). Plus rarement, et surtout dans les écoles primaires, on trouve des noms communs relatifs à la géographie (les Sources, les Platanes,  le Mistral…). Je ne parle pas, bien sûr, des noms de baptême (!) des écoles privées (les Saints et les Saintes, le Bon Secours et la Trinité, les Papes et les Papesses…).

 

Il faut donner un nom à notre lycée, un nom fort, un nom prestigieux, un nom qui claque, et qui permettrait à nos jeunes, qui sont éparpillés dans toute la région parisienne (notre lycée n’est pas sectorisé, on sait que nos élèves viennent de loin… de très loin parfois) de se sentir à la fois « comme les autres », d’appartenir à une véritable communauté éducative, à un collectif de travail, à un projet professionnel.  « Moi, je suis à Darwin ! » diront-ils alors, comme d’autres leur disent aujourd’hui à Montreuil « je suis à Jaurès », « je suis à Condorcet », ou à Paris « je suis à Henri IV » ! « Moi, je suis à Darwin, et j’apprends un beau métier » ! Vous suivez l’idée ? Et nous, les professeurs, nous rêverons de demander notre affectation « à Darwin », nous nous vanterons des innovations pédagogiques « de Darwin », nous manifesterons sous la banderole « de Darwin » ! Et dans les administrations, au Rectorat, au Ministère de l’Agriculture, à la Région, on prendra la peine de bien gérer un lycée « Darwin » qui en vaut tellement la peine !

 

On pourrait objecter que notre lycée-qui-n’a-pas-de-nom pourrait tirer profit de son originalité et qu’il jouit d’une référence explicite à la filière professionnelle à laquelle il est rattaché : le Lycée des Métiers de l’Horticulture et du Paysage  de Montreuil, c’est comme le Port-salut, c’est marqué dessus !  C’est encore (peut-être un peu) vrai pour les spécialistes du milieu professionnel de l’horticulture et du paysage avec lesquels nous collaborons. 

 

Hélas, à l’épreuve des faits, cette référence à l’horticulture et au paysage apparaît totalement inopérante auprès des élèves et des familles de notre territoire urbain, comme le montre, à chaque rentrée, le pourcentage ridicule des nouveaux élèves en CAP et surtout en seconde pro, qui ont choisi notre établissement en 1er vœu (voire en 2ème, ou en 3ème vœu !). Et l’on sait aussi comment les élèves motivés et volontaires ont tendance aujourd’hui à disparaître au bout d’un trimestre et à fuir nos classes qui marchent souvent à reculons vers le diplôme. J’exagère ? Oui, peut-être un peu, et je sais que certains de nos élèves, qui sortent du collège en grande difficulté, nous surprennent chaque jour par l’enthousiasme qu’ils mettent dans leur parcours scolaire ; ils contribuent ainsi à donner du sens aux efforts que nous déployons pour faire vivre ce lycée. Mais il existe, dans la caricature dont je force un peu le trait, une tendance lourde…

 

Hélas, (bis) cette confusion est aussi constatée auprès de nos collègues qui interviennent dans les processus d’orientation des élèves – les équipes des collèges notamment – et qui ignorent globalement la réalité de notre offre de formation (au mieux, ils n’en ont aucune idée, au pire, ils nous considèrent comme un étrange « lycée agricole en ville » qui forment des espèces de cantonniers sous qualifiés !).

 

Hélas (ter) cette méconnaissance a également contaminé les élus et cadres des collectivités locales, car il est bien fini, le temps où le « Lycée Horticole de Montreuil » faisait la fierté des mairies de la ceinture rouge, en formant – avec une certaine vision de la valeur du travail – les cohortes d’employés communaux des services espaces verts, désormais externalisés dans des entreprises privées ou dissous dans les structures intercommunales.

 

Il faut donner un nom à ce lycée, mais je propose néanmoins d’accrocher solidement à ce nom le sous titre historique « Lycée des Métiers de l’Horticulture et du Paysage ».

 

 

Si nous tombons d’accord sur le principe de donner un nom au lycée, il faut choisir celui de Charles Darwin, d’abord pour mettre fin à un incroyable scandale.

 

Alors que l’œuvre de ce grand homme dans l’histoire des sciences et des idées est absolument décisive, scandaleusement, dans notre pays des Lumières et de la Laïcité, pas un seul établissement scolaire, pas une seule université ne porte son nom ! Pardon, il y en a eu une : la seule Ecole Darwin qui ait jamais existé en France… se trouvait à Alger et elle  a changé de nom après 1962. C’est à peine croyable, mais c’est ainsi. On pourrait supposer que le nom de Charles Darwin aurait été écarté du fait de la regrettable (!) nationalité étrangère de ce dernier, mais il existe en France un lycée Einstein à Sainte-Geneviève-des-Bois, Luther King à Bussy-Saint-Georges, Galilée à Gennevilliers, Léonard de Vinci à Levallois. J’en passe. L’argument patriotique ne tient pas. Tant mieux ! A moins qu’on nous explique que les anglais posent un problème particulier… Alors voilà : disons que pour promouvoir l’Entente Cordiale entre la France et la Grande-Bretagne et pour réparer un oubli historique dans l’histoire des Sciences, il faut donc choisir le nom de Charles Darwin !...

 

Mais à l’échelle plus modeste de notre établissement, il y a d’autres arguments tout aussi sérieux : l’horticulture et le paysage sont les domaines professionnels où se positionne notre lycée des métiers et il apparaît clairement que les contenus techniques et scientifiques de cette filière sont intimement liés à l’œuvre de Charles Darwin, justifiant pleinement que ce nom illustre soit associé à l’identité du lycée de Montreuil.

 

Charles Darwin est connu pour sa célèbre et révolutionnaire Théorie de l’Evolution, exprimée en 1859 dans l’ouvrage dont il faut rappeler le titre exact : L'origine des espèces au moyen de la sélection naturelle, ou la préservation des races favorisées dans la lutte pour la vie. Que ce soit dans les enseignements généraux et scientifiques, ou dans les enseignements techniques et professionnels dispensés dans notre lycée, nous passons notre temps à enseigner les bases fondamentales et les applications pratiques découlant de la théorie générale élaborée par Charles Darwin.

 

L’emploi du temps hebdomadaire de nos élèves, de la 1ère année de CAP à la classe préparatoire aux grandes écoles du paysage, est rempli d’apprentissages directement issus de cette théorie. En effet, qu’enseignons-nous quotidiennement à nos élèves ? La « topographie », l’« histoire du paysage », la « production florale et légumière », la « biologie du vivant », la « chimie des sols », la « protection des végétaux » la « lutte biologique », et cette « reconnaissance des végétaux » qui fait tant souffrir nos élèves contraints d’apprendre ces centaines de noms en latin ? C’est du Darwin ! C’est la taxinomie et le classement systématique des espèces animales et végétales, c’est la compréhension des influences du milieu sur la survie et l’adaptation des organismes vivants, c’est l’usage raisonné des mécanismes de sélection naturelle pour modifier volontairement les caractères génétiques, c’est l’utilisation de la concurrence et de la lutte pour la vie pour préférer les auxiliaires prédateurs naturels aux insecticides chimiques et polluants, c’est l’inscription d’une activité humaine dans le temps long des paysages, dans la permanence des équilibres environnementaux garantissant un développement durable de l’humanité…

 

Autant de notions scientifiques, professionnelles et culturelles indissociables de la grande Théorie de l’évolution, et qui permettront, par exemple, à nos jeunes qui ont choisi la spécialité « Vente » de conseiller d’une manière éclairée leurs clients qui ont décidé de fleurir  leur balcon ; à ceux qui ont choisi « Production » de chercher les meilleurs rendement pour l’entreprise de maraîchage pour laquelle ils travaillent ; à ceux qui ont choisi « Aménagements Paysagers » de participer à l’embellissement des écosystèmes complexes de nos villes où la biodiversité doit – enfin – être préservée.

 

C’est une évidence : il faut choisir le nom de Charles Darwin pour notre lycéedes Métiers de l’Horticulture et du Paysage,  comme on a choisi – par exemple – le nom de Louis Lumière pour L'École nationale supérieure des métiers du cinéma, de la photographie et du son ! Mais ça n’est pas tout ! Le lien entre Darwin et les contenus de nos enseignements n’est pas seulement celui d’une filiation scientifique, il est aussi très poétique et terriblement contemporain.

 

ophrysExceptés son tour du monde initiatique à bord du Beagle (1831-1836) et son grand livre sur l’origine des espèces (1859), on connait assez mal la vie et l’œuvre de Charles Darwin. Sait-on, par exemple, qu’il s’est passionné pour les plantes et pour la botanique ? Son grand-père, Erasmus Darwin, était un botaniste réputé, et le jeune Charles a lui-même suivi avec passion les cours du grand botaniste et géologue britannique John Stevens Henslow  pendant sa formation universitaire à Cambridge. « J'ai toujours placé les plantes très haut sur l'échelle des êtres organisés », écrit-il dans son autobiographie. Et à partir de 1859, c’est en étudiant systématiquement les plantes qu’il cultive dans les serres de sa propriété de Down House qu’il cherche à démontrer par l’exemple les affirmations qu’il a théorisées et qui se trouvaient attaquées par les courants créationnistes et obscurantistes. Dans pas moins de six livres et plus de soixante-dix articles consacrés par Darwin à l’étude du monde végétal, il fait « des descriptions de structures et de comportements extraordinaires des plantes [comme une] masse de preuves en faveur de l'évolution et de la sélection naturelle […]encore plus confondante que celle présentée dans L'Origine des espèces », écrivait récemment le neurologue Oliver Sachs.

 

C’est ce Darwin jardinier qui a été aussi l’un des grands précurseurs dans l’observation et la compréhension des interactions entre les plantes et les insectes. Ceux-ci utilisés par celles-là comme agents de fertilisation. On prend bien tardivement, en ce début de XXIe siècle, la pleine mesure des conséquences possibles sur l’alimentation mondiale de la disparition programmée des abeilles à miel, victimes du productivisme cupide et de l’urbanisation irraisonnée. Les élèves d’un Lycée Darwin de Montreuil sauront lire et faire connaître la merveilleuse étude, publiée en 1862, De la fécondation des orchidées par les insectes, et des bons résultats du croisement, que Charles Darwin a rédigée au terme d’une patiente, méticuleuse et poétique observation, des années durant,  du va et vient des bourdons parmi les orchidées de sa prairie du Kent.

 

De même, ces élèves juchés sur les épaules du grand savant tout au long lors de leur formation, sauront, devenus les jardiniers et les paysagistes de nos villes, s’inspirer de la sagesse du vieux professeur anglais qui, au crépuscule de sa vie et alors que sa théorie s’était enfin imposée comme l’une des plus grandes révolutions de l’histoire des idées, publiait en 1881, l’étonnante Formation de la terre végétale par l'action des vers de terre.  Dans le dernier livre de sa vie, il concentrait dans l’étude des lombrics toute la subtilité de sa théorie évolutionniste, faite de temps long, d’interactions complexes, de variations hasardeuses et d’adaptations dynamiques, et élevait ces misérables bestioles au rang d’agents indispensables de la fertilité des sols qui nous nourrissent et les révélait comme les architectes lents, mais invulnérables, des paysages que nous admirons.

 

Voilà un aperçu de ce que l’on pourrait dire de notre lycée si nous décidions de choisir cette illustre figure tutélaire pour désigner notre lycée. Et nous pourrions tirer le fil pluridisciplinaire infiniment. J’ai déjà montré plus haut quelques pistes à suivre dans les disciplines scientifiques et professionnelles. J’ai mille idées en français, en histoire et en géographie que j’enseigne, parfaitement assimilables aux exigences du programme d’enseignement. En anglais ? Facile avec Mister Darwin ! En mathématiques ? Ne peut-on pas aborder les statistiques et les probabilités appliquées aux mécanismes de l’évolution ? Et ainsi de suite dans toutes les matières… Voilà la belle histoire naturelle que nous pourrions raconter dans toutes nos classes aux jeunes citadins de notre territoire urbain, qui – sans doute – choisiraient alors plus volontiers de projeter leur avenir professionnel dans l’un des nobles métiers dont nous assurons la formation et la qualification. Voilà l’image que nous pourrions développer avec nos partenaires professionnels et les acteurs territoriaux, inscrivant résolument notre lycée des Métiers de l’Horticulture et du Paysage comme un pôle technologique, scientifique et professionnel de premier plan, résolument tourné vers l’avenir.

 

 

Si vous êtes convaincus par les arguments présentés, il me reste à vous dire comment il faudrait – selon moi – s’y prendre pour porter le nouveau lycée Charles Darwin sur les fonds baptismaux (laïques et républicains, bien sûr !).

 

Techniquement, la procédure est simple : il suffit d’une délibération votée par le Conseil d’Administration, et la validation par le Conseil Régional et la Municipalité. Mais il me semble évident que cette décision de donner un nom ne peut se limiter à une simple démarche administrative… Je propose d’en faire un immense événement !

 

Je suggère d’écarter d’emblée la démarche « ouverte » et « non directive », du genre « élèves, professeurs, parents, allez-y, lâchez-vous : choisissez un nouveau nom pour notre lycée ? ». Nous savons tous que ce genre de réflexion sans cadre prédéfini ne peut conduire qu’à un chaos d’où sortiraient à coup sûr des noms correspondant à la dernière tendance en vogue (et éphémère) du flux médiatique : au mieux, on aurait peut-être la chance de voir sortir du chapeau un lycée Mandela… (mais la mode du mois dernier semble hélas déjà passée !), aujourd’hui, que sais-je ?... un lycée Dieudonné ?!!… Et le pire ne serait même pas là. Le pire serait le rétropédalage qu’il faudra alors faire pour faire passer en force l’idée raisonnable à laquelle – au fond – on avait tout plus ou moins pensé dès le début. Perte de temps, et effet déplorable sur la dynamique qu’on peut espérer d’un changement de dénomination.

 

Il serait donc préférable d’assumer un cadre préétabli, et l’idée serait de lancer une large discussion, en direction d’abord de la communauté éducative (l’administration du lycée, les profs, les élèves, les parents, les jardiniers, le Greta, l’UFA…), sensibilisant d’une part sur l’opportunité d’un changement de nom, et d’autre part présentant le nom de Charles Darwin comme une proposition argumentée, restant à cette étape soumise à la réflexion. Les collectivités territoriales (Conseil Régional, Municipalité) devraient bien entendu être informées de la démarche le plus tôt possible. Cela pourrait se faire d’ici le mois de juin 2014.

 

Sans préjuger de la décision finale de donner ou pas son nom à notre Lycée, notre établissement peut souverainement décider en juin 2014 d’une année thématique transversale et pluridisciplinaire. La deuxième étape serait donc l’organisation pendant le premier semestre de l’année 2014-2015 (disons avant le mois de janvier 2015) de nombreuses initiatives autour de la figure et de l’œuvre de Charles Darwin. Des actions purement pédagogiques avec les classes dans les différents enseignements (si possible en pluridisciplinarité),  des sorties (jardin des plantes, musées…), des interventions extérieures. Je propose aussi que notre lycée soit le cadre pour l’organisation d’un colloque scientifique sur l’actualité de la pensée de Charles Darwin, tourné vers l’extérieur, et invitant largement : je dispose pour ma part d’un carnet d’adresse assez fourni parmi des universitaires et personnalités (journalistes, écrivains, cinéastes) proches de cette thématique… et je suis sûr que les collègues ont aussi de leur côté de nombreuses personnalités qualifiées sur le terrain des sciences du vivant, du paysage, de horticulture… permettant d’imaginer un magnifique débat.

 

Dernière étape, vers la fin de l’année scolaire 2014-2015 : vote du CA, validation par le CR-IdF et la Mairie de Montreuil, inauguration « en grande pompes » à l’occasion d’une Journée Porte Ouverte historique (pas une porte ouverte « de recrutement » en plein hiver, mais une porte ouverte « grand public » au printemps, au moment où la

nature explose au Jardin Ecole et dans les serres du lycée) !

 

Chers collègues, vous aurez compris que ce projet me tient à cœur… cela fait quelques années que j’y pense sans trop savoir comment m’y prendre. Comme vous le voyez, je choisis aujourd’hui de ne pas faire dans la tactique subtile : je vide mon sac d’un coup, peut être à l’un des moments les plus difficiles de l’histoire de ce lycée ! Tout, dans ce « sac » est évidemment discutable. Quant au choix de moment, je sais comment nous sommes actuellement submergés par les problèmes matériels… Mais, ne serait-ce pas finalement une bonne méthode, alors que chacun de nous se débat individuellement dans les difficultés quotidiennes de la vie professionnelle, que de décider tous ensemble de regarder l’horizon ? On s’embarque sur le Beagle ?

Je ne sais pas trop comment transformer l’idée en procédure administrative. Commençons par le début : discutons ! Le printemps est presque là. Le dernier trimestre de l’année scolaire va bientôt commencer, et peut-être pouvons-nous prendre un peu de temps pour parler du projet ? Nous nous croisons chaque jour au lycée, et je laisse mes coordonnées ci-dessous…

 

Cordialement,

 NV

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